Georges Édon, Cours de thèmes et exercices latins adaptés à la grammaire latine de Lhomond… (1876)
“ C'est une chose assez curieuse de voir un philosophe endosser la cuirasse, et d'examiner comment il se tire d'un combat. Il n'y avait personne dans toute l'armée qui soutînt les fatigues de la guerre comme Socrate. La faim, la soif, le froid étaient des ennemis qu'il était accoutumé à mépriser et à vaincre sans peine. Pendant que les autres soldats, revêtus de bons habits et de peaux très-chaudes, se tenaient dans leurs tentes bien clos et couverts, n'osant paraître à l'air, Socrate sortait sans être plus vêtu qu'à l'ordinaire, et marchait pieds nus. ”
