Résumé

Portrait de Plutarque Plutarque Vies parallèles

À Rome, ceux qui briguaient alors les charges dressaient des tables de banque au milieu de la place publique, achetaient sans honte les suffrages des citoyens, qui, après les avoir vendus, descendaient au champ de Mars, non pour donner simplement leurs voix à celui qui les avait achetées, mais pour soutenir sa brigue à coups d’épée, de traits et de frondes. Souvent on ne sortait de l’assemblée qu’après avoir souillé la tribune de sang et de meurtre ; et la ville, plongée dans l’anarchie, ressemblait à un vaisseau sans gouvernail, battu par la tempête.
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Caton était donc avec justice l’objet de l’admiration publique, lorsqu’au milieu de tous les autres citoyens qu’on voyait, amollis par les voluptés, succomber aux moindres travaux, il se montrait seul invincible et à la peine et au plaisir, et cela, non seulement dans sa jeunesse et lorsqu’il briguait les honneurs, mais dans sa vieillesse même et sous les cheveux blancs, après son consulat et son triomphe : il était comme un courageux athlète qui, même après la victoire, continue ses exercices, et ne les cesse qu’à sa mort.
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César, afin de les tromper, fit semblant de fuir, et, ayant trouvé un poste commode pour tenir tête avec peu de monde à une armée nombreuse, il fortifia son camp, défendit à ses soldats de tenter aucun combat, fit élever de grands retranchements et boucher les portes, afin que cette apparence de frayeur inspirât aux généraux ennemis encore plus de mépris pour lui. Son stratagème lui réussit : les Gaulois, pleins de confiance, viennent l’attaquer séparés et sans ordre ; alors il fait sortir sa troupe, tombe sur les Barbares qu’il met en fuite, et en fait un grand carnage.
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