Thomas Corneille,
Poèmes dramatiques de Thomas Corneille
“ Et rendez, à dompter des charmes si pressants, Le Trône à Darius, et le calme aux Persans.DARIUS C’est trop, et mon amour avec vous s’intéresse Quand Darius au Trône appelle la Princesse. Pour cet illustre hymen qui lui donne ce droit Peut-être mon aveu peut plus que l’on ne croit ; Mais quoi qu’il faille alors que Codoman expire, En vous le promettant à peine il en soupire, Sa flamme à Darius fait gloire de céder. MÉGABISE Jamais à la vertu sut-on plus accorder ? Certes pour cet effort, quoi que le Ciel ordonne, Il vous doit plus qu’un Sceptre, et plus qu’une Couronne. ”
