Paul de Saint-Victor

Élements biographiques

Portrait de Paul de Saint-Victor Paul de Saint-Victor,  Les dieux et les demi-dieux de la peinture (1864)

“ La statue se dresse, elle est debout, la voilà !
elle a l'étrangeté d'une explosion soudaine, quelque chose de spontané, d'abrupt, d'impérieux, d'irrésistible à l'égal d'un défi : elle a l'audace et la force, — comme son père; elle a le prime-saut et la grandeur, — comme son père ! Ainsi venue d'un seul jet, sortie tout armée d'une seule pensée, étonnée d'être, elle est. Elle veut vivre, elle vit, et, comme un reflet
de race, à son front qui flamboie elle porte un rayon sacré, — le sceau du génie !
”
Source : Gallica

Portrait de Paul de Saint-Victor Paul de Saint-Victor,  Les Deux masques (1880)

“ Il semble qu’on le voie assis sur une plinthe, un glaive à ses pieds, gravant son drame sur l’airain de sa cuirasse dégrafée. Les Perses, a-t-on dit, sont un hymne plutôt qu’un drame, une cantate déguisée en tragédie, qui n’en a que le costume et le masque. Mais l’hymne manié avec cette puissance, a son action comme la tragédie ; il suffisait à des âmes plus jeunes, à des esprits plus vibrants et plus résonnants que les nôtres. La corde de l’ode frappée par la main d’Eschyle, rend toutes les notes de terreur et de pitié, d’émotions et de gradations qui composent la lyre dramatique. ”
Source : Wikisource

Portrait de Paul de Saint-Victor Paul de Saint-Victor,  Les dieux et les demi-dieux de la peinture (1864)

“ C'est la vérité dans toute sa rudesse, le réalisme dans toute sa brutalité; mais la mort est là qui répand sur cette triste tête de Marat non pas seulement le sommeil oublieux, mais le rayonnement d'une âme qui s'envole et éclaire en passant d'un dernier adieu le front, les yeux et la bouche. Voilà un chef-d'œuvre d'exécution. L'amitié a donné jusqu'au dernier coup la chaleur d'âme à ce pinceau presque toujours éteint qui a si souvent trahi l'inspiration. Ce Marat mort, si laid dans la vie, est presque devenu beau dans le miroir de l'art. On sent que le peintre lui était sympathique. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature