Paul de Saint-Victor

Paul de Saint-Victor

Résumé

Portrait de Paul de Saint-Victor Paul de Saint-Victor Anciens et modernes (1886)

Tant que régna madame de Montespan, Louvois fut inébranlable. Il s'entendait avec elle, comme l'Acomat, de Racine, s'entend avec Roxane. Le pacha et la sultane s'étaient ligués pour gouverner le sérail. L'avènement de madame de Maintenon fut le prélude lointain de sa disgrâce. Il y avait antipathie entre ces deux natures : l'une superbe, entière, effrénée ; l'autre discrète, oblique, contenue. Louvois, d'ailleurs, passionné pour la gloire de son maître, dont il tirait la sienne propre, s'était opposé, de toute sa hauteur, au mariage
qui glissa la veuve de Scarron dans le lit royal.
Source : Gallica

Portrait de Paul de Saint-Victor Paul de Saint-Victor Anciens et modernes (1886)

Une reine septuagénaire, éprise et jalouse d'un homme de trente ans, se précipite, du haut de son trône, dans le ridicule.
La couronne tombe, les rides restent; ce n'est plus qu'une duègne en ardeur, bonne à fourrer dans une comédie.
Il
Sans Marie Stuart, Élisabeth n'est pas un personnage dramatique ; il lui faut cette reine à haïr, à martyriser, à tuer. Ce n'est qu'à son contact qu'elle reçoit et qu'elle dégage la passion. Opposées l'une à l'autre, leur lutte est pathétique, parce qu'elle est
naturelle, et parce qu'elle met aux prises les instincts les plus hostiles du cœur de la femme.
Source : Gallica

Portrait de Paul de Saint-Victor Paul de Saint-Victor Anciens et modernes (1886)

Ce fut la comédie de la « reine savante », jouée par une Bôlise couronnée, presque aussi ridicule que la pécore de Molière.
L'amour des arts, la protection des lettres, sont des vertus royales, entre toutes; elles conviennent surtout à une femme. La majesté d'une reine prend une grâce exquise quand elle s'incline aux choses de l'esprit. Il n'y a rien de plus charmant, dans l'histoire, que Marguerite d'Ecosse baisant, sur les lèvres, un poète endormi ; que la duchesse Elisabeth d'Urbin protégeant Raphaël enfant. Mais Christine n'apportait ni tact ni mesure dans ses accointances littéraires.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature