Victor Fournel,
Dictionnaire encyclopédique d'anecdotes modernes…
(1872)
“ Le soir de la bataille de Friedland, — dans la foule de cadavres sur lesquels il fallait marcher pour suivre Napoléon, le pied d'un cheval rencontra un blessé et lui arracha un dernier signe de vie ou de douleur. L'empereur, jusque là muet, et que l'aspect de tant de victimes oppressait, éclata; il se soulagea par des cris d'indignation, et par une multitude de soins qu'il fit prodiguer à ce malheureux. Quelqu'un, pour l'apaiser, remarqua que ce n'était qu'un Russe; il reprit vivement « qu'il n'y avait plus d'ennemis après la victoire, mais seulement des hommes ! » ”
