Jurien de La Gravière, Revue des Deux Mondes
“ Le duc d’Albe était pleinement tranquille vis-à-vis de lui-même. S’il n’eût pas fait justice, peut-être aurait-il pu connaître le remords. Réparer le tort fait à son roi, assurer par un acte éclatant ses derrières, laisser, pendant qu’il allait marcher à l’ennemi, tous les mécontens terrifiés, ne pouvait, au contraire, qu’inspirer la sécurité à son esprit et une satisfaction sans mélange à son âme. L’incertitude en matière politique, comme le doute en matière religieuse, est une maladie de notre âge ; au temps d’Albe et de Philippe II, on ne connaissait pas encore cette faiblesse. ”
