Résumé

Portrait de Edmond Jurien de La Gravière Edmond Jurien de La Gravière Les corsaires barbaresques et la marine de Soliman le Grand (1887)

Doria, suivi de la majeure partie des galères et des naues, avait pu, profitant d'une accalmie, prendre le large et gagner le cap Matifoux.
L'amiral de Charles-Quint n'était plus, par malheur, à l'âge où l'on reçoit gaiement les coups de la fortune. « Il était fort irrité » , nous dit Sandoval, irrité contre ses capitaines, qui se jetaient à la côte, irrité contre ses pilotes, irrité surtout contre l'Empereur, qu'il ne cessait d'accuser d'avoir méconnu ses avis. De pareilles dispositions sont funestes; elles tendent inévitablement à paralyser les efforts
qui pourraient peut-être tout sauver.
Source : Gallica

Portrait de Edmond Jurien de La Gravière Edmond Jurien de La Gravière Les corsaires barbaresques et la marine de Soliman le Grand (1887)

Outre cette flotte à voiles, trente-six galères se trouvaient rassemblées à Porto-Venere. L'Empereur monte avec sa suite sur la capitane d'André Doria.
La flottille lève le fer, un nuage de toile, au coup de sifflet du comite, tombe des antennes : les montagnes de la Corse ne tarderont pas à élever audessus de l'horizon leurs cimes neigeuses. Un vent favorable gonfle la cotonnine; le sillage est rapide, la voie vers la grande île ouverte, mais tout à coup une tempête s'élève. La flotte, battue par un violent
mistral, ne peut plus tenir le cap en route.
Source : Gallica

Portrait de Edmond Jurien de La Gravière Edmond Jurien de La Gravière Les corsaires barbaresques et la marine de Soliman le Grand (1887)

L'ennemi s'aperçut bien vite de son infériorité. La victoire était impossible; il se jeta au large et prit chasse. Gianneltino le poursuivit si vivement avec neuf galères que le corsaire, voyant toute issue fermée, ne pensa plus qu'à vendre chèrement sa vie. Il donne l'ordre de lever rames, fait sonner ses trompettes, battre le tambour, suivant l'usage des Barbaresques, et accepte fièrement le combat. Les forces sont égales, l'ardeur est la même. Un boulet génois désempare la capitane ennemie. Les autres vaisseaux ont également souffert de la tempête d'artillerie déchaînée contre eux.
Source : Gallica

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