Edmond Jurien de La Gravière,
Les corsaires barbaresques et la marine de Soliman le Grand
(1887)
“ Doria, suivi de la majeure partie des galères et des naues, avait pu, profitant d'une accalmie, prendre le large et gagner le cap Matifoux. L'amiral de Charles-Quint n'était plus, par malheur, à l'âge où l'on reçoit gaiement les coups de la fortune. « Il était fort irrité » , nous dit Sandoval, irrité contre ses capitaines, qui se jetaient à la côte, irrité contre ses pilotes, irrité surtout contre l'Empereur, qu'il ne cessait d'accuser d'avoir méconnu ses avis. De pareilles dispositions sont funestes; elles tendent inévitablement à paralyser les efforts qui pourraient peut-être tout sauver. ”
