“ Toledo est la rue de tout le monde. C'est la rue des restaurans, des cafés, des boutiques; c'est l'artère qui alimente et traverse tous les quartiers de la ville; c'est le fleuve où vont se dégorger tous les torrens de la foule. L'aristocratie y passe en voiture, la bourgeoisie y vend ses étoffes, le peuple y fait sa sieste. Pour le noble, c'est une promenade; pour le marchand, un bazar; pour le lazzarone, un domicile. ”
Toledo
Définition et enjeux
Toledo, ville historique de l’Espagne, a inspiré de nombreuses réflexions au fil des siècles. Alexandre Dumas la décrit comme une artère animée où coexistent les classes sociales, tandis que Paul Lefort met en avant ses monuments et ses rues emblématiques.
Edmond Jurien de La Gravière, quant à lui, la rattache à des contextes militaires et politiques. Ces perspectives, diverses, révèlent une ville à la fois symbolique et réelle, croisement de cultures et de trajectoires, dont les auteurs ont su saisir les multiples facettes.
Citations sur “Toledo”
Ernest Cœurderoy,
Jours d’Exil, tome II
“ Il n’y a que les entrepreneurs de romans français qui l’aient découvert et décrit. Le pauvre ruisseau se cache tout honteux dans les sables pour échapper à la poursuite des lazzis castillans. Le magnifique pont de Toledo ressemble à un vieux fat bien attiffé qui ne trouve pas sa belle au rendez-vous. ”
Edmond Jurien de La Gravière,
Les Gueux de mer, par le vice-amiral Jurien de La Gravière…
(1893)
“ La froide raison ne transporte pas les montagnes. Toledo ne pouvait se résoudre à confesser son échec. Ses soldats cependant se laissaient tuer par leurs officiers plutôt que d'avancer quand on voulait les pousser vers la brèche. L'abattement était profond, la mutinerie peut-être n'était pas loin. Des bruits d'inondation recommençaient aussi à circuler. Des lettres interceptées annonçaient qu'Orange se préparait à couper les digues. Toledo voulut sauver au moins sa grosse artillerie. Dès qu'il l'eut fait mettre en sûreté, il donna l'ordre de lever le siège. ”
Paul Lefort, Espagne et Portugal, par Paul Joanne… (1906)
“ La calle de Toledo aboutit à la Puerta de Toledo (porte de Tolède; PL B, 5) commencée en 1813 pour fêter le retour de Ferdinand VII après sa captivité a Valençay et inaugurée en 1827. La hauteur du monument est de 24 m., y compris les groupes de 6 m. qui surmontent l'attique (au S., l'Espagne protectrice des beaux-arts ; au N., les Armes de Madrid soutenues par deux génies) . Au delà de la puerta de Toledo s'étend une ligne de rondas (boulevards : de Segovia, de Toledo, de Embajadores, de Valencia, de Atocha) qui entoure la partie S. de la ville et qui s'étend à l'E. jusqu'à la gare du Midi. ”
Jules Verne,
Maître du monde
(1904)
“ John Hart, Nat Walker s'étaient munis de revolvers de poche. Je fis comme eux. Qui sait si nous n'aurions pas à attaquer ou même à nous défendre ?. La ville de Toledo est bâtie à l'extrême pointe du lac Érié dont les eaux baignent les côtes septentrionales de l'Ohio. Le rapide, où trois places nous avaient été réservées, traversa pendant la nuit la Virginie orientale et l'Ohio. Nous n'eûmes à subir aucun retard et, dès huit heures du matin, la locomotive s'arrêtait en gare de Toledo. Sur le quai attendait Arthur Wells. ”
Manuel de Cuendias, L'Espagne pittoresque, artistique et monumentale… (1848)
“ C'est en vain que la justice de Madrid et celle de Tolède ont fait pendre des centaines de bandits de ce nom pendant les trois siècles qui viennent de s'écouler; Francisco Esteban n'est point mort, et sa bande, toujours composée des plus grands mécréants du royaume, est plus florissante que jamais. Aussi nul Tolédan ne traverserait los montes de Toledo sans dire un Pater et un Ave, et prier Dieu qu'il veuille le délivrer du neveu de Salomon. ”
Alfred Germond de Lavigne,
Espagne et Portugal, par A. Germond de Lavigne…
(1890)
“ Un large chemin, le camino de los Ocho Ililos, coupé par le chemin de fer de ceinture, continue dans l'axe de la rue de Toledo jusqu'au pont sur le Manzanarès, dans la direction de l'ermitage de San Isidro. A dr. du rondpoint, un chemin extérieur, la ronda de Toledo, conduit aux jardins du Casino et du Musée archéologique. A g., par la ronda de Segovia, on arrive tout auprès du dôme de San Francisco el Grande, et des masses noires de la prison militaire. ”
Charles Bratli, Philippe II, roi d'Espagne. Étude sur sa vie et son caractère… (1912)
“ On peut encore admirer dans la cathédrale de Tolède « la capilla de los reyes nuevos » dont il paya la construction et la riche décoration artistique. Voir Lôpez de Ayala y Alvarez de Toledo, conde de Cedillo, vizconde de Palazuelos : Toledo enelsiglo XVI (Madrid, Hijos de M. G. Hernández, 1901, in-4°, 271, pp.) , p. 126. 183. Sandoval raconte que dans l'église il fut joué un « auto » représentant « el bautismo de San Juan Bautista » (le baptême de Christ par saint Jean-Baptiste) . Voir : Historia de... Carlos V, etc., édit. ”
Edmond Jurien de La Gravière,
La guerre de Chypre et la bataille de Lépante…
(1888)
“ Il en a deux fils : Garcia Alvarez de Toledo, Grand Maître de l'Ordre de Saint-Jacques en 1359, seigneur d'Oro pesa en 1366; et Ferdinand Alvarez de Toledo, maréchal de Castille, seigneur du Val de Cornia. De cette seconde branche est sorti Ferdinand Alvarez de Toledo, créé comte d'Albe de Torres en 1439. Ferdinand Alvarez épouse Mencia Carrillo de Toledo. 11 en a un fils : don Garcia Alvarez de tranquillité que j'ai conservée jusqu'à présent : c'est moins l'insuffisance numérique de nos gens que leur qualité qui m'inquiète. ”
André Petitcolin, Impressions d'Ibérie (1899)
“ Et ces foulards, voyez ce coloris, excellent teint; c'est souple, léger; cela vaut du Lyon. Voulez-vous des cannes à épée? Voilà des lames de Tolède qui plient sans se fausser. Tenez — l'acier se courbe, les extrémités à se joindre presque, comme.un ressort, et reprend sa rigidité. — On vous vendra des Toledo en France, mais pas des vraies comme celles-là, avec la marque Artilleria et l'année. ”
Antonio Fogazzaro,
Poésies, traduites de l'italien par Lucienne Portier
(1937)
“ Les hommes quittent le travail, se dispersent; Sinistre, le soleil tout-puissant règne Sur la vallée morte. Et le coeur de Toledo se glace d'horreur Car, en regardant le Roi, l'Inquisiteur, La campagne funèbre, Il pense tout-à-coup que, peut-être, hélas! Dans son beau temple, ces deux-là porteront, Pour l'ensevelir, l'Espagne. — 144 — LA COLONNE D'AUTARIT Par les déserts d'humble sable Où disparait l'ultime Italie, La crue des hordes barbaresques, Fluctuante, galope jusqu'à la mer. Ici se cabrent les coursiers ; Là ils s'arrêtent, haletants, tendus vers l'onde ”
Ch. Davilliers, L'Espagne par le baron Ch. Davilliers… (1874)
“ Il s'agit de Louis de Foix, l'architecte de la tour de Cordouan, qui séjourna en Espagne à l'époque de Philippe II, et joua même un certain rôle dans l'histoire de don Carlos. La vérité est que les plans de l'Escurial ont été tracés par un architecte espagnol, Juan Bautista de Toledo, qui construisit une des rues les plus connues de Naples, la Strada di Toledo. Ces plans approuvés par Philippe II, Juan Bautista posa lui-même la première pierre de l'édifice, le 23 avril 1563, en présence du roi et des moines hiéronymites qui devaient habiter le couvent. ”
Jules Verne,
Maître du monde
(1904)
“ Arthur Wells, âgé d’une quarantaine d’années, était un des meilleurs agents de la police fédérale. Vigoureux, hardi, entreprenant, plein de sang-froid, il avait fait ses preuves en mainte occasion, parfois au péril de sa vie. Il inspirait confiance à ses chefs, qui en faisaient grand cas. C’était pour une tout autre affaire qu’il se trouvait en mission à Toledo, lorsque le hasard venait le mettre sur la piste de l’Épouvante. Sous le fouet du coachman le break roulait rapidement, le long du littoral de l’Érié, et se dirigeait vers sa pointe sud-ouest. ”
Edmond Jurien de La Gravière,
Les corsaires barbaresques et la marine de Soliman le Grand
(1887)
“ Le vice-roi, néanmoins, ne s'émut pas outre mesure ; il garda son sang-froid et sut pourvoir, avec une remarquable énergie, à toutes les exigences de cette conjoncture critique : son fils, don Garcia de Toledo, est chargé de surveiller, à la tête de la cavalerie, les points favorables à un débarquement; dix galères sont expédiées, sous la conduite de don Béranger de Requesens, vers la baie de Pouzzoles : elles ont ordre de refouler les vedettes de SinanPacha. ”
Jules Gounon-Loubens, Essais sur l'administration de la Castille au XVIe siècle (1860)
“ Ill, fa 177. 1 V. Ib., f° 180, Carta de D. Carlos I, a la ciudad de Toledo, para que en las Cortes consienta en la concesion de otros 150 cuentos de servicio extraordinario : Los vuestros procuradores y los demas me otorgaron luego el servicio de los 300 quentos, pagados en tres anos, desde 1543 en adelante. En quanto à los otros 150 que se piden, aunque para los otorgar tenian poderes bastantes, han querido consultarlo con vosotros, como se hizo en las dichas Cortes de Toledo (de 1539) , lo quai habemos habido por bien. De Valladolid, 7 de Marzo de 1542. ”
Edmond Jurien de La Gravière,
La guerre de Chypre et la bataille de Lépante…
(1888)
“ Le correspondant de don Juan, don Garcia de Toledo, quatrième marquis de Villafranca, duc de Ferrandina, prince de Montalvan, vice-roi de Sicile en 1565, est son fils. Don Garcia a épousé Vittoria Colonna, fille d'Ascanio Colonna, connétable de Naples. Il meurt, suivant les uns, le 4 juin 1577; selon d'autres, le 31 mai 1578. me mettrais point en situation d'être obligé de livrer bataille. Il faut du moins laisser l'ennemi venir nous chercher et ne pas aller nous-mêmes à sa rencontre. Pour l'amour de Dieu, qu'on réfléchisse beaucoup sur une affaire aussi considérable! ”
Jules Verne,
Maître du monde
(1904)
“ Quant aux principales villes que possèdent les rives de ce grand lac, les voici : Buffalo, qui appartient à l’État de il avait, de ses yeux, vu un sous-marin. (page 119.) New-York, et Toledo, l’une à l’est, l’autre à l’ouest ; Cleveland et Sandusky, qui appartiennent à l’État de l’Ohio, au sud. En outre, des bourgades moins importantes, de simples villages sont établis sur le littoral. Aussi l’activité commerciale de l’Érié est-elle considérable, et le trafic annuel n’est pas évalué à moins de deux millions deux cent mille dollars [5] . ”
Jules Gounon-Loubens, Essais sur l'administration de la Castille au XVIe siècle (1860)
“ III, cap. 8, et passim. 2 V. Descripcion de Toledo (lib. i, c. 23) , par F. de Pisa, qui du reste ne fait que copier : Pedro de Alcocer, Hist. de Toledo, 1551. V. aussi Curia Filipica, Il parte, ê 2, n, 311. 3 Voici, entre autres, la 86e pétition des Cortès de 1552 : Muchas veces ha sido suplicado V. M. mande que los hidalgos tcngan la mitad de los oficios de sus pueblos, y en el consejo real se da provision para que por ser hidalgo no le dexen de ecliar en suertes de oficios. Y con esto, como son mas los pecheros que los hidalgos, quedan excluidos de oficios. ”
Paul Lefort, Espagne et Portugal, par Paul Joanne… (1906)
“ A l'O. de la Puerta del Sol se détachent les deux voies de cette partie de la ville les plus fréquentées par les étrangers; ce sont : la calle del Arenal, qui conduit au Palais Royal, à l'Armeria, à la gare du Nord et à la chapelle de la Florida, et la calle Mayor, qui conduit dans le vieux Madrid, à l'hôtel de ville, à la cathédrale, à la place d'Armes et au Palais Royal. Une troisième voie, la calle de Toledo, qui se détache de la plaza Mayor, à g. ”
Paul Lefort, Espagne et Portugal, par Paul Joanne… (1906)
“ ESPAGNE. 14 202 DE MADRID A CORDOUE. [R. 18] 49 k. Aranjuez ® (F. p. 182) . — A g., embranch. de (133 k;) Cuenca. — La voie longe des jardins et des cultures dépendant en partie du domaine royal, puis rentre dans la grande lande déserte. — A dr., vallée du Tage. 64 k. Castillejo (buvette) , X à dr., pour (11 k.) Algodor et (26 k.) Tolède (V. p. 200) . 73 k. Villasequilla. — On franchit le Cedron. — A l'horizon, à dr. (O.) , Sierra de Toledo. — 101 k. Tembleque. — On traverse une petite chaîne de collines crayeuses. ”
Jules Michelet,
Œuvres complètes de J. Michelet
“ Vous arrivez le soir dans quelque grande et triste ville, si vous voulez, à Toulouse. À cet accent sonore, vous vous croiriez en Italie ; pour vous détromper, il suffit de regarder ces maisons de bois et de brique ; la parole brusque, l’allure hardie et vive vous rappelleront aussi que vous êtes en France. Les gens aisés du moins sont Français ; le petit peuple est tout autre chose, peut-être Espagnol ou Maure. C’est ici cette vieille Toulouse, si grande sous ses comtes ; sous nos rois, son Parlement lui a donné encore la royauté, la tyrannie du Midi. ”
Frédéric Portal, Les Descendants des Albigeois et des huguenots… (1860)
“ Les capitouls font retentir le cri de guerre : Toulouse! Toulouse! Bourgeois, nobles, riches, marchands, les hommes, les femmes, les enfants, travaillent sans cesse, jour et nuit, élevant des lices, des barrières, des murs de traverse, des postes d'archers et ces grandes machines de guerre presque aussi meurtrières que notre artillerie, et que les Toulousains étaient si habiles à manier. Raymond, suivi des comtes de Foix et de Comminges, rentre dans sa fière cité. Bientôt s'engage un combat désespéré ; il n'est dans le camp des croisés armures si bien trempées qui ne volent brisées en éclats ”
Eugène Viollet-le-Duc,
Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle
“ La comtesse de Montfort est enfermée dans le château, avec son fils, car le comte guerroie en Provence. Elle lui envoie un messager ; s’il tarde à venir, il perdra à la fois Toulouse, sa femme et son fils. Les hommes de Toulouse occupent la ville ; ils élèvent des barrières, forment des lices, des traverses, des hourds avec archères, des passages obliques bien défilés. Tous, bourgeois, manants, valets, femmes, filles, enfants et serviteurs, travaillent à l’envi à fortifier la ville, creusant des fossés, élevant des palissades et des bretêches. Des flambeaux la nuit éclairaient les ouvriers. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ TOLEDE, (Géog. mod.) ville d’Espagne, aujourd’hui capitale de la nouvelle Castille, sur le bord du Tage, qui l’environne des deux côtés, à 16 lieues au midi de Madrid, & à 45 au nord-est de Mérida. La situation de Tolede sur une montagne assez rude, rend cette ville inégale, de sorte qu’il faut presque toujours monter ou descendre ; les rues sont étroites, mais les places où l’on tient des marchés sont fort étendues. Le château royal, que l’on appelle Alcaçar, d’un mot retenu des Maures, est un beau & vaste bâtiment antique. L’église cathédrale est l’une des plus riches de toute l’Espagne. ”
Frédéric Portal, Les Descendants des Albigeois et des huguenots… (1860)
“ Toulouse périt dans les flammes; à la lueur de cet immense auto-da-fé sortirent de ses murs, comme une longue procession de pénitents, et sa noblesse antique et ses poètes et ses artistes. Un jour la vie viendra battre encore au coeur de la capitale de la noble race des Raymonds ; un dernier crime, le massacre des huguenots, la marquera au front du sceau des réprouvés, la mort. « Les « villes meurent comme les hommes, » dit Lucien 1. L'ancienne Toulouse ne survécut point à ses vieilles institutions; la même année vit tomber ses capitouls et ses murailles. ”
Jean-Jacques Ampère,
Revue des Deux Mondes
“ Il n’est rien en Angleterre qui ressemble aux trois localités que je viens de nommer. Tolède, vieille ville aux rues étroites, inclinées, tortueuses, perchée sur un rocher que le Tage ceint de flots rougeâtres, Tolède avec ses remparts, ses portes arabes, ses mosquées, ses synagogues, son étonnante cathédrale, Tolède, c’est le moyen-âge espagnol encore vivant. Rien, en Angleterre ni ailleurs, ne ressemble à l’Escurial, à cet édifice moitié couvent, moitié palais, que Philippe II pouvait seul créer : sombre et morne comme lui-même ”
L'Histoire de France racontée par les Contemporains…
“ Ils se sentent le cœur si brave et si animé, que chacun d'eux s'arme de bâton ou de pierre, de lance ou de dard poli, de couteaux fourbis; et tous se répandent par les rues, tailladant, tranchant et faisant boucherie des Français qu'ils peuvent atteindre dans la ville, criant: «Toulouse!» Le jour est venu où de Toulouse sera chassé son faux seigneur avec toute son espèce, et où sera extirpée sa méchante racine! Dieu protège enfin droiture; le comte, qui avait été trahi, a repris tant de cœur qu'avec peu de compagnons il a recouvré Toulouse. ”
active 13th century Guilhem Anelier, La chanson de la croisade contre les Albigeois (1924)
“ Dans Toulouse entre un messager qui conte la nouvelle. Si grande est l’allégresse, que, par toute la ville, les habitants courent aux églises où ils allument les cierges sur tous les chandeliers. Ils poussent des cris de joie et remercient Dieu de ce que Parage a recouvré sa splendeur et repris le dessus, tandis que le comte, cet homicide, cet homme sanguinaire, est mort sans absolution. Les cors, les trompes, les carillons, les volées et les sonneries de cloches, les tambours, les timbales et les petits clairons font retentir la ville et le pavé. ”
Jean Lorrain,
Poussières de Paris
“ Toulouse, la ville des longs canaux ombragés de platanes, Toulouse, la ville des merveilleux jardins, le Jardin des Plantes, le Jardin royal, le Grand-Rond, si pittoresquement réunis, tous les trois, au centre de cinq longues allées d’ombre et de fraîcheur, Toulouse, la ville des promenades célèbres, où la mélancolie des canaux hollandais s’ensoleille de toute la gaieté des ciels bleus entre les transparences vertes de séculaires frondaisons ”
