Le Parlement de Toulouse, institution judiciaire souveraine de l’Ancien Régime, fut institué en 1443 par Charles VII pour appliquer le droit romain dans le Midi de la France. Son ressort, qui s’étendait initialement du Rhône à l’Atlantique, fut progressivement diminué avec l’apparition de nouveaux tribunaux provinciaux. Ce tribunal, organe d’un pouvoir local fier de ses privilèges, entretint régulièrement des conflits avec les autres institutions de la province, tout en devenant un refuge de la résistance languedocienne à l’absolutisme royal.
Voltaire, dans ses lettres, souligna à la fois son arbitraire, comme dans l’affaire Calas, et son rigueur face aux questions religieuses. Philippe Lauzun, en revanche, célébra sa grandeur et son rôle dans l’histoire du Languedoc. Supprimé en 1790 par la Révolution, le Parlement de Toulouse marqua durablement l’histoire judiciaire et politique de la région jusqu’à sa suppression.