Résumé

Ad. Vuitry Revue des Deux Mondes

On a réformé les monnaies en France, afin de les donner au public à un plus haut prix qu’elles ne valaient et d’y trouver une partie des dépenses de la guerre. Mais, en Angleterre, loin d’altérer l’ancien ordre, on entreprend de le rétablir, de remédier aux abus, d’en supporter la perte et de fournir en outre, aux frais immenses de la guerre. C’est l’œuvre de la nation elle-même qui sent ses forces et ses moyens, au lieu qu’en France l’autorité qui impose les taxes, n’ayant point de part au fardeau, le rejette sur qui bon lui semble.
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Ad. Vuitry Revue des Deux Mondes

Renonçant, au moins momentanément, à l’établissement d’une banque publique, Law lui substitua la proposition de fonder, à ses risques et périls, une banque privée, et le régent se chargea d’entretenir les membres du conseil de régence et du conseil des finances de l’utilité de cette société particulière de crédit, qui pouvait, en effet, rendre au commerce les plus réels services ; elle avait aussi ses dangers, que Saint-Simon entrevit et signala avec une perspicacité qui montre une fois de plus que l’emportement et la passion n’excluaient dans son esprit ni la sagacité, ni la pénétration.
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Ad. Vuitry Revue des Deux Mondes

Law fut entraîné dans une autre voie par ses illusions et par ses théories fausses et chimériques sur la monnaie, sur le papier de circulation et sur la richesse illimitée qu’il pouvait procurer à une nation, sur la possibilité de donner même aussi aux actions d’une société le caractère d’une valeur de crédit circulant comme les billets : il fut peut-être aussi dominé par un autre sentiment naturel à l’homme. Le XIXe siècle a, plus qu’on ne l’avait au commencement du XVIIIe l’expérience des sociétés commerciales et financières, de leur prospérité et de leur chute.
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