Résumé

Alphonse Girard La Réorganisation de la Compagnie des Indes…

Or la compagnie privilégiée, telle que l'a comprise Colbert, est une institution profondément monarchique : elle est au commerce ce que la manufacture est à l'industrie, un moyen pour le Roi d'agir sur la vie économique en collaboration avec ses sujets. Voilà pourquoi il aurait fallu une révolution dans les idées pour qu'on supprimât tous les privilèges.
En particulier le commerce des Indes était le type du commerce privilégié. Il y avait en effet une raison assez forte en sa faveur, c'était la nécessité de protéger l'industrie.
Source : Gallica

Alphonse Girard La Réorganisation de la Compagnie des Indes…

Cependant, comme il est à propos de concilier l'opinion des peuples avec leurs propres intérêts, ne pourroit-on pas faire une régie mixte, en nommant des directeurs entre les actionnaires, pour avoir soin des fonds et de tout le détail de la Compagnie, et en établissant des commissaires du Conseil, à qui les directeurs rendraient compte de leur administration, et qui l'approuveraient si elle la méritoit, ou la feraient condamner par une assemblée générale des actionnaires en cas de malversations ?
Source : Gallica

Alphonse Girard La Réorganisation de la Compagnie des Indes…

Mais en face du Roi, fondateur et protecteur de la Compagnie, il y a ceux qui ont fourni les capitaux : ils ont quelque droit aussi à en surveiller l'emploi. Nous avons vu comment s'exerce l'influence du Roi ; il nous reste à étudier les droits des actionnaires.
Les premières Compagnies de commerce établies en France comprenaient un petit nombre d'associés qui dirigeaient l'affaire eux-mêmes. Ils étaient tous responsables solidairement des dettes sociales et d'une façon illimitée; c'est-à-dire que les créanciers de la Compagnie pouvaient faire saisir toute leur fortune.
Source : Gallica

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