Résumé

D. L. Revue des Deux Mondes

On voit que déjà, sous l’influence même d’une compagnie exclusive, les profits que chaque spéculateur retirait de ses opérations, tant qu’il lui était permis de diriger par lui-même ses entreprises, étaient bien plus considérables que lorsqu’un gouverneur et des directeurs essayèrent de se charger de l’ensemble des affaires. Les partisans de la liberté du commerce feront sans doute valoir un aussi puissant argument en faveur de leur cause.
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D. L. Revue des Deux Mondes

Des pétitions en sens opposé arrivent, il est vrai, de l’empire britannique ; elles couvriront bientôt les tables des deux chambres ; de nombreuses associations se sont formées dans presque toutes les villes de commerce pour demander au parlement l’abolition du privilége : les débats, sans doute, donneront lieu à la révélation d’une foule de faits curieux ; mais la Compagnie, toujours riche et puissante, est loin de renoncer à l’espoir de remporter un triomphe éclatant sur ses adversaires.
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D. L. Revue des Deux Mondes

Les partisans de la liberté du commerce pourraient encore aujourd’hui se servir du même langage ; il y a ici assez de richesses pour nous tous, pourquoi nous exclure ? On leur répondra que le pouvoir et le monopole réunis exercent une influence tellement corruptrice sur les hommes qui en sont investis, qu’ils n’envisagent qu’avec haine et envie la prospérité des autres, quand même elle serait acquise dans la carrière qui leur est aussi bien ouverte qu’à leurs rivaux [6] .
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