Résumé

N. du D. Asie Britannique. — Compagnie des Indes

Le court espace de temps pendant lequel un gouverneur demeure dans l’Inde, empêche qu’il ne s’établisse des liens personnels entre lui et les autres fonctionnaires. Il ne voit en eux que des hommes qui doivent être employés suivant leur mérite et leurs talens, mais pour lesquels il ne saurait concevoir d’attachement particulier. C’est dans la même disposition qu’il juge leurs actes publics, à quelque distance qu’ils soient du siége de son gouvernement ; son approbation et sa désapprobation sont ensuite soumises à l’examen des Directeurs et des ministres du roi.
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N. du D. Asie Britannique. — Compagnie des Indes

Les fonctions de gouverneur général et de gouverneur particulier sont le plus souvent conférées à des pairs du royaume, que des relations intimes unissent aux ministres du roi ; mais aussitôt qu’un gouverneur est appelé à représenter les intérêts de la compagnie qui le nomme, et lui accorde un traitement, ses actes sont examinés, dans tous leurs détails, par les Directeurs. Jaloux de leur dignité, ils se montrent peu disposés à l’indulgence à son égard, lorsqu’il transgresse leurs ordres.
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N. du D. Asie Britannique. — Compagnie des Indes

Les chefs de ce vaste empire n’ont ni sceptre ni couronne. Soumis dans leur patrie aux mêmes lois que les autres citoyens, placés sous la même surveillance, ils s’élèvent et tombent sans bruit ; ils règnent ou meurent sans être connus de leurs peuples. Ces maîtres ! ces rois ! ce sont des marchands ; c’est la compagnie anglaise des Indes-Orientales.
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