Résumé

Un projet gigantesque en Languedoc au XVIIIe siècle… (1873)

Mais je lui ai fait observer qu'il n'en devoit pas être de même de celles dont la consommation a ses limites; car vouloir la pousser au-delà, c'est porter vingt septiers de blé au marché où il n'en faut que cinq, en ruiner le prix et le vendeur par la surabondance, ce qui est autant contraire au fabricant qu'au négociant, car si le fabricant ne peut fournir qu'à perte, il faut forcément qu'il suspende son travail et que le négociant soit frustré d'avoir des draps pour rien à raison de l'abondance, d'où s'ensuit la perte du commerce.
Source : Gallica

Un projet gigantesque en Languedoc au XVIIIe siècle… (1873)

Les draps du Levant sont le fruit de l'industrie et du travail de ses habitants ; cette fabrique compose la fortune d'un nombre considérable de marchands et de négociants de la Province, comment donc la ville de Marseille peut-elle s'opposer à ce qu'ils aient au moins un profit assuré? qu'au moyen de ce profit ils puissent perfectionner leur fabrication, et qu'ils ne soient plus exposés à perdre leur bien et le fruit de leur travail par les conditions onéreuses que leur imposent les négociants à qui ils sont obligés de confier leurs draps ?
Source : Gallica

Un projet gigantesque en Languedoc au XVIIIe siècle… (1873)

Il ne s'agit seulement que de régler leur travail pour leur propre avantage, et de leur assurer un profit qu'ils ne trouveront pas en abusant de la liberté qu'ils ont aujourd'hui. Ils auront part, s'ils le jugent à propos, à ceux de la Compagnie, puisqu'il dépendra d'eux d'y entrer, et, supposé qu'ils ne veuillent pas y prendre intérest, ils sont assurés de 10 pour 100 de bénéfice et du payement de leurs draps comptant, sans se mettre en peine de chercher des acheteurs, sans être obligés de donner des termes et de perdre sur l'escompte ou sur l'assurance des lettres de change.
Source : Gallica

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