Résumé

A. Bouron Guerre au crédit, ou Considérations sur les dangers de l'emprunt… (1850)

En effet, le commerçant qui travaille avec ses seules ressources, qui ne peut ou ne veut pas faire usage du crédit, est forcément ménager de son avoir et doit nécessairement conduire ses affaires avec ordre et économie, parce que—habitué à ne compter que sur lui — il sait que s'il se départ une seule fois des règles de la prudence, il peut en résulter pour lui de très-graves embarras. Au contraire avec le crédit: ce que, dans le premier cas, le négociant s'efforce de gagner par l'ordre et l'économie, dans le second, il ne vise à le gagner que par l'étendue et la multiplicité des affaires.
Source : Gallica

A. Bouron Guerre au crédit, ou Considérations sur les dangers de l'emprunt… (1850)

Aussi, voyez ce qui a lieu dans les temps de grande prospérité commerciale, — temps où les portes du crédit sont ouvertes à deux battants, — des fabriques s'élèvent, celles qui existent décuplent leurs forces, des affaires de toutes sortes s'entreprennent, l'activité commerciale se déploie, de toutes parts enfin on se jette à corps perdu dans les affaires ; on fait des inventaires magnifiques, les ouvriers gagnent ce qu'ils veulent.... le tout au prix d'une production hors de toute limite avec les besoins réels et des désastres qui doivent en être la conséquence.
Source : Gallica

A. Bouron Guerre au crédit, ou Considérations sur les dangers de l'emprunt… (1850)

C'est possible, quoique je n'en croie rien, mais enfin qui trouverezvous qui veuille prêter son argent sur l'avenir d'un homme? Il n'y a pas de système de crédit qui puisse nous amener là, et si on voit quelquefois des capitalistes commanditer un travailleur pauvre, aux facultés duquel ils ont confiance, c'est un fait exceptionnel et qui ne peut prendre rang dans aucun système de crédit public. Les banques, ni les banquiers n'escompteront jamais la capacité.
Source : Gallica

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