Résumé

Portrait de François Coignet François Coignet Socialisme appliqué au crédit, au commerce… (1849)

Un gouvernement socialiste devrait donc agir avec une extrême réserve, car si les réformes du crédit et du commerce sont faciles à réaliser, c'est parce que le capital y est inutile, par conséquent la réforme peut s'opérer sans avoir à s'occuper des droits respectifs et réciproques du capital et du travail.
Mais la production ne peut s'accomplir sans capital ; pour produire, il faut des instruments de travail, des terres, des usines, des machines, des matières premières; on ne peut donc réformer la production sans tenir compte des intérêts ombrageux du capital et du travail.
Source : Gallica

Portrait de François Coignet François Coignet Socialisme appliqué au crédit, au commerce… (1849)

La réforme de la circulation maintenait l'isolement entre les hommes.
La réforme de la production établissait entre eux la solidarité dans l'atelier par l'association.
Mais la réforme de la consommation va plus loin, elle établit entre les hommes, par le ménage sociétaire, un lien plus immédiat, plus permanent, plus intime ; c'est un contact incessant dans les relations de la vie privée, les liens d'affection et de famille.
Source : Gallica

Portrait de François Coignet François Coignet Socialisme appliqué au crédit, au commerce… (1849)

S'il existe quelques professions privilégiées où les salaires soient assez élevés pour permettre des économies, et où le travail soit si régulier qu'il n'y ait jamais de chômage, qui ne sait que c'est un cas bien rare, et que la masse immense des travailleurs français ne gagne pas assez chaque jour pour vivre? Il leur devient donc impossible de constituer un nouveau capital, ou du moins ils ne le pourraient qu'en escomptant leur vie ; chaque parcelle de ce nouveau capital serait le prix de l'existence d'un homme : l'idée de la constitution d'un capital nouveau est inadmissible.
Source : Gallica

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