F. de La Mennais

Résumé

F. de La Mennais Revue des Deux Mondes

Rien de ce qui ne reposera pas sur les bases éternelles de l’ordre, sur le respect des droits d’autrui, des propriétés, de la conscience, sur l’égalité, en un mot, et la liberté véritable, n’aura de durée. En de si graves circonstances, on ne doit pas puérilement reporter dans l’avenir la mémoire d’un passé qui ne peut renaître. On vous effraie, pourquoi ? Parce qu’on a bon marché des gens effrayés. Rejetez toutes ces indignes craintes. Quand les vieux Romains s’approchaient des autels de la Peur, c’était pour la conjurer, ce n’était pas pour y chanter des hymnes en l’honneur de la tyrannie.
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F. de La Mennais Revue des Deux Mondes

Le commerce, jusque-là prodigieusement borné, put prendre possession du monde. Les productions de tous les climats, de toutes les industries, purent circuler d’une de ses extrémités à l’autre, et la consommation augmentant avec l’activité de la circulation, les produits du travail augmentèrent dans la même mesure : d’où un accroissement général d’aisance et de bien-être, et, par les communications réciproques des peuples, un développement plus rapide de leur civilisation commune.
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S’il est conforme à l’ordre éternel qu’aucune tyrannie ne subsiste ; si plus une tyrannie est énorme, atroce, plus elle est près de sa fin, l’Europe touche à de grands évènemens, et les nations à leur délivrance. La lutte engagée sera terrible, car chacun sent que c’est la dernière, mais l’issue n’en est pas douteuse. La justice triomphera, parce que la justice, c’est Dieu.
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