Résumé

A. Dagneaux Le Crédit libre pour le travail libre… (1864)

Mais le travail sans le capital ou sans le crédit, qui le procure, n'est lui-même qu'un instrument incomplet. Pour que le travail donne tous les résultats qu'il comporte, il lui faut le concours du capital ou du crédit, qui le développe et le féconde. Or, si le crédit lui-même n'est pas libre ; si les institutions de Banque qui doivent le distribuer ne sont pas de droit commun, mais l'attribution d'un monopole exclusif, la liberté du travail n'est plus qu'une fiction, un leurre.
Source : Gallica

A. Dagneaux Le Crédit libre pour le travail libre… (1864)

Puisque M. Rouher admet le droit de vendre et de faire le négoce, il doit admettre aussi que le négoce n'est autre chose que l'échange des produits du travail; que, par conséquent, le travail est un droit à son tour. Il ne nous sera donc pas difficile d'amener l'éminent promoteur de notre traité de commerce avec l'Angleterre à reconnaître, avec nous, que la liberté commerciale n'est autre chose que la liberté du travail.
Source : Gallica

A. Dagneaux Le Crédit libre pour le travail libre… (1864)

Le contrôle de la Banque de France sur les transactions du commerce s'explique par son monopole, mais il ne se justifie par aucune raison sérieuse. Nous nous plaignons déjà assez de l'intervention excessive de l'État dans tous les actes de notre vie sociale, pour désirer qu'un pareil contrôle, même de la part de la Banque, ne s'exerce pas sur les opérations du commerce, où il est d'ailleurs impuissant; parce que le commerce vit avant tout de liberté, que chacun a le droit d'y faire ses affaires à sa guise et d'y veiller lui-même à son corps défendant.
Source : Gallica

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