Résumé

A. Dagneaux De la Décentralisation du crédit par l'auteur du… (1865)

La monnaie fiduciaire n'est donc, comme l'indique son nom, qu'une monnaie de crédit. Le billet de Banque n'est pas un papier-monnaie, bien qu'il en fasse l'office dans une certaine mesure. Il est et ne sera jamais qu'un billet de crédit, c'est-à-dire une lettre de change au porteur, remboursable à vue et en espèces, au lieu d'être à ordre et payable à une échéance déterminée. Seulement il emprunte à cette obligation du remboursement à vue un autre caractère, celui de monnaie fiduciaire ou de crédit.
Source : Gallica

A. Dagneaux De la Décentralisation du crédit par l'auteur du… (1865)

Mais de ce que la Banque de France serait libre alors de consacrer ses 600 millions de billets aux opérations de Paris, il pourrait en advenir pour elle qu'elle fît, sur ce point seul, au moins autant d'affaires qu'aujourd'hui avec toutes ses succursales réunies. Elle gagnerait en concentration tout ce qu'elle aurait perdu en étendue.
Dans le système actuel de ses succursales, la Banque de France n'apporte, dans les localités qu'elle dessert, aucun capital qui lui soit propre. Elle apporte seulement ses billets et son crédit qui les fait accepter dans la circulation.
Source : Gallica

A. Dagneaux De la Décentralisation du crédit par l'auteur du… (1865)

De ce que la Banque de France a seule le droit d'émettre des billets et d'obtenir ainsi 800 millions de capitaux à titre gratuit il en résulte qu'aucune concurrence n'est désormais possible contre elle. Les banquiers qui se livrent à l'escompte sont obligés d'avoir un capital dont ils servent l'intérêt au moins à 5 % soit à eux-mêmes, soit à leurs commanditaires.
Source : Gallica

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