Billet de banque

Définition et enjeux

L. de Lavergne,  La Banque de France et les Banques départementales

“ Le billet de banque n’est une monnaie qu’autant qu’il a cours forcé, et tout le monde repousse le cours forcé. Ce qui est vrai, c’est que le billet de banque, étant plus commode que la monnaie, se substitue avantageusement à elle dans un grand nombre de transactions, et cette substitution rencontre d’autant plus de facilité que le billet de banque est plus généralement connu et accepté; mais il n’est ni impossible ni même difficile de concilier avec la pluralité des banques, sinon l’unité proprement dite, du moins tous les avantages de l’unité. ”
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Portrait de Louis Wolowski Louis Wolowski,  La Banque d'Angleterre et les banques d'Écosse (1867)

“ Vous essayez vainement d'assimiler le billet de banque à la lettre de change : l'un est du comptant, l'autre est une obligation à terme; l'un ne produit rien, l'autre est une source de bénéfice pour celui qui l'escompte, elle devient ainsi un mode de placement. Il faut que le billet procure immédiatement l'or qu'il promet, tandis que le vieil adage des jurisconsultes, qui a terme ne doit rien, s'applique, dans la pensée véritable qui l'a dicté, aux transactions journalières. ”
Source : Gallica

Portrait de Henri Cernuschi Henri Cernuschi,  Contre le billet de banque : déposition et notes (1866)

“ Le plus grand honneur qu'on puisse faire au billet de banque, c'est de le considérer comme de l'or, de l'or nouveau, dont l'apparition a pour effet de déprécier l'or ancien; et son grand défaut immédiat, toujours actuel, c'est de spolier tous les porteurs d'or véritable.
Le billet de banque est une falsification de la monnaie.
”
Source : Gallica

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