Résumé

H. Lefèvre Le change et la banque : des opérations de commerce… (1880)

Or, dans une conjointe, qui est l'histoire d'une affaire, il faut bien distinguer les opérations de commerce d'avec les opérations de banque proprement dites. Ainsi, l'achat ou la vente d'un change sur l'étranger est une opération de commerce, puisqu'on échange une monnaie étrangère, c'est-à-dire une marchandise, contre sa propre monnaie; tandis que l'escompte d'un effet qui se fait sur la place sur laquelle il est tiré est une opération de banque : car, ici, il n'y a plus échange de monnaies différentes.
Source : Gallica

H. Lefèvre Le change et la banque : des opérations de commerce… (1880)

Dans tous les pays du monde, le sens commun qui est nécessairement le bon sens, a reconnu la nécessité de créer des étalons légaux pour les longueurs, les surfaces, les volumes et les poids. La monnaie est l'un de ces étalons : c'est un petit lingot d'un poids et d'un titre déterminés.
Or, le billet de banque, à la naissance duquel nous avons assisté, et que nous avons suivi dans ses transformations essentielles, représente ou ces lingots eux-mêmes en nature, ou des transactions qui, finalement, doivent se traduire en numéraire pour des sommes et à des époques déterminées.
Source : Gallica

H. Lefèvre Le change et la banque : des opérations de commerce… (1880)

Si le kilogramme d'or vaut actuellement 17,85 kilogrammes d'argent, au lieu de 15,50 qui est en France son équivalence légale, rien ne prouve que la proportion ne se renversera pas un jour. Car on sait que, si les peuples occidentaux préfèrent actuellement l'or à l'argent, et même le billet de banque à l'un et l'autre de ces métaux, les immenses populations de l'Orient préfèrent, au contraire, l'argent à l'or, et qu'elles sont loin d'être pourvues de tout le métal blanc dont elles ont besoin.
Source : Gallica

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