Résumé

David Ricardo Œuvres complètes de David Ricardo

Désormais Ricardo appartient tout entier à l’économie politique. Il éteint ses fourneaux de chimiste, il délaisse l’électricité, il oublie même cette société de géologie dont il était un des fondateurs, pour étudier de plus près une science qui semble tenir, dans les plis de sa robe, le bien-être ou la misère des peuples ; une science qui, par les questions de subsistances, d’impôts, de marchandises, plonge dans les entrailles même de la société et qui s’élève par les questions de salaire, de travail, de paupérisme, jusqu’aux plus sublimes hauteurs de la morale
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Les Banques ne font pas autre chose. Elles n’avancent point des marchandises, mais du papier qui représente l’or de ses actionnaires ; et cet or lui-même est une marchandise, purement et simplement, dont le prix s’élève ou s’abaisse suivant que les mines sont plus ou moins fécondes, les denrées plus ou moins abondantes, le luxe plus ou moins exigeant. Si l’on veut même aller au fond des choses, on verra que le capital social des Banques se compose des fonds versés par les actionnaires et des marchandises ou valeurs possédées par les individus qui présentent leurs billets à l’escompte.
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Le remboursement immédiat des billets de banque est le frein le plus énergique du crédit : dès que vous brisez ce frein, la spéculation s’emporte, se confie à tous les hasards, à toutes les espérances, et ne s’arrête que dans l’abîme. C’est l’éternelle allure de l’esprit humain, suivie de son éternel châtiment ; et les capitalistes anglais qui tendent en ce moment les mains vers le gouvernement pour le prier de leur venir en aide et de les délivrer du mal, ne sont que les plagiaires de ceux qui demandèrent jadis à Pitt et obtinrent un prêt de 5,000,000 l. st. en bons de l’Échiquier.
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