Résumé

Victor Bonnet L’Enquête de 1865 sur le Crédit

En présence de cette élasticité que peuvent prendre les opérations d’une banque au moyen des dépôts, ce qu’on a de mieux à faire du capital social, de celui des banques d’émission comme de celui des autres banques, c’est de l’employer à servir de garantie, de le placer en rentes ou en toute autre valeur publique. C’est ce qu’a fait la Banque de France, la Banque d’Angleterre, ce que font en général toutes les banques d’émission, et non-seulement les banques d’émission, mais toutes celles qui ont assez de crédit pour attirer les capitaux d’autrui.
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Victor Bonnet L’Enquête de 1865 sur le Crédit

La cause de la crise ne tient pas à 200 millions de plus ou de moins dans la caisse de la Banque ; elle tient à ce qu’on a dépassé les ressources du capital disponible, que par suite ce capital est devenu cher, et la cherté de l’argent n’est que la manifestation, que le symptôme de la cherté du capital.
Maintenant qu’est-ce que peuvent représenter en capital les 200 millions de moins en numéraire ? Ils doivent représenter une part proportionnelle à ce qu’est le stock métallique tout entier vis-à-vis du fonds de roulement de la société, puisque ce fonds ne circule qu’au moyen du numéraire.
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Victor Bonnet L’Enquête de 1865 sur le Crédit

Vouloir prévenir d’une façon absolue les variations du taux de l’escompte, c’est caresser une chimère ; on ne peut pas plus empêcher les variations du prix de l’argent que celles du prix de toute autre marchandise. Ce prix dépend toujours du rapport de l’offre à la demande, et, comme on ne peut pas répondre qu’à certains momens l’argent ne sera pas plus demandé qu’offert ou plus offert que demandé, on ne peut pas répondre davantage qu’il ne variera point de prix. Nous voyons à chaque instant autour de nous varier le prix des marchandises les plus importantes.
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