Résumé

Enquête sur le crédit. La Banque de France devant l'opinion publique (1865)

L'abaissement du prix, en face de l'élévation de l'intérêt, c'est la ruine du producteur, nous l'avons déja dit, c'est l'avilissement du salaire du travailleur, de telle sorte que dans l'antagonisme du travail et du capital, si carrément exprimé par M. le gouverneur honoraire de la Banque de France, c'est sur le travail que porte tout le poids de la situation ; le capitaliste se sauve par l'élévation du prix de son argent ou de son crédit d'une part, et par l'achat à vil prix des choses de la production, d'autre part.
Source : Gallica

Enquête sur le crédit. La Banque de France devant l'opinion publique (1865)

Le devoir de l'Etat, dont la mission est de favoriser, avec le progrès moral, le développement de la richesse publique, la sécurité de la production, l'intérêt général, s'unissent pour protester énergiquement contre un tel état de choses.
Si, par le fait de votre imprudence, l'élévation de l'escompte était inutile, elle était arbitraire puisque rien ne la justifie ; et pour le commerçant forcé d'avoir recours directement ou indirectement à l'escompte, cette élévation est un acte de violence morale qui l'obère, qui le ruine.
Source : Gallica

Enquête sur le crédit. La Banque de France devant l'opinion publique (1865)

La question est posée. Qu'en doit-il sortir? — Logiquement, la réforme radicale des institutions du crédit, qui, suivant l'expression d'un sénateur, M. Michel Chevalier, « ne peut pas « rester tel qu'il est chez nous; »
La révolution financière ouvre ses cahiers, et le tiers-état de la production, ce rien actuel qui doit être tout, y consignera ses vœux, son droit et ses espérances.
Pour procéder hiérarchiquement et par ordre de date, c'est par la Banque de France que l'enquête doit s'ouvrir. La logique conduira, selon le vœu de la Banque de France, à toutes les institutions financières.
Source : Gallica

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