Résumé

André Moye Les banques coloniales d'émission depuis la guerre… (1936)

Il n'apparaît pas, dit-il, que l'escompte dont sont frappées les opérations en A. O. et en A. E. soient à aucun degré fonction de celui que pratique la Banque de France. Le taux d'escompte, mécanisme essentiel du crédit, est conditionné par le volume total des opérations commerciales d'un pays, la balance de son commerce extérieur, l'importance des crédits demandés, les garanties offertes... En fait les taux d'intérêt de la Banque de l'A. O. se sont au cours des dix dernières années presque constamment maintenus à la parité de ceux de la Banque de France.
Source : Gallica

André Moye Les banques coloniales d'émission depuis la guerre… (1936)

« Les banques d'émission doivent s'efforcer d'exercer dans toute la mesure du possible sur la balance des comptes une influence qui tende à ramener cette balance vers l'équilibre et elles peuvent atteindre ce résultat soit en appliquant un change, soit en fixant judicieusement le taux de l'escompte selon le cas. Il faut donc éviter de laisser se propager l'illusion que ce taux peut être arbitrairement déterminé et qu'il dépend des autorités ou de la banque d'émission de fixer : taux qui serait en opposition avec les réalités économiques.»
Source : Gallica

André Moye Les banques coloniales d'émission depuis la guerre… (1936)

On a fait grief aux banques de l'Indochine et de l'A. O., qui délaissaient l'escompte commercial et surtout le crédit agricole, de sacrifier la prospérité économique des pays où elles exerçaient leur privilège, mais il faut bien reconnaître que de telles opérations ne rentrent pas dans les attributions normales d'une banque d'émission.
Si l'on veut concilier la prospérité économique avec la prospérité financière, il faut de toute nécessité créer des organismes spéciaux pour le crédit à moyen et à long terme.
Source : Gallica

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