Résumé

L. Wolowski Revue des Deux Mondes

Alors qu’il s’agit de la monnaie fiduciaire d’un état considérable, l’unité d’émission est le plus solide bouclier du crédit; elle facilite la circulation et la consolide. Elle permet de mesurer les émissions aux besoins réels; loin de causer l’élévation du taux de l’intérêt, l’unité seule peut le réduire alors que la demande des capitaux s’accroît partout, et que la fécondité de la production, fomentée par la liberté commerciale, par les voies rapides de communication, par l’application heureuse des sciences à l’industrie, tend à élever le niveau des profits.
Source : Wikisource

L. Wolowski Revue des Deux Mondes

Si la Banque voulait aller au-delà, si elle prétendait peser sur le capital de manière à trop diminuer le profit, le capital irait là où il pourrait recueillir un profit supérieur; une baisse artificielle de l’escompte, loin d’aider la production, lui porterait préjudice. Elle ne profiterait qu’au petit nombre et nuirait à tous. Les banques sont forcément limitées dans leur action; ceux qui leur attribuent le merveilleux pouvoir de fabriquer du capital ne sauraient prétendre qu’elles le fabriqueront sur métier continu.
Source : Wikisource

L. Wolowski Revue des Deux Mondes

C’est le public qui fait crédit à la Banque en acceptant ses billets : plus le crédit de la Banque s’élève, et plus la circulation fiduciaire se maintient à l’abri de tout échec. C’est ainsi que le commerce tout entier est intéressé à l’inébranlable solidité de l’institution qui alimente les transactions journalières. La France emploie aujourd’hui environ 800 millions de billets de banque; comment ce résultat considérable a-t-il été obtenu? Grâce à la puissance du crédit acquis à la Banque de France et grâce à l’unité du billet, qui le fait circuler partout.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature