Résumé

Victor Bonnet La Banque de France et la Banque d'Angleterre

On peut suppléer à ce paiement effectif par des engagemens de payer, par des billets à vue ou à terme, ce qui constitue une opération de crédit; mais ces engagemens, quels qu’ils soient, doivent toujours être proportionnés aux moyens qu’on a de les acquitter. Or les chemins de fer, en facilitant la circulation du numéraire, les mines d’or, qui en ont augmenté la masse, ont par cela même donné plus de latitude pour développer le crédit. C’est comme une pyramide qui peut s’élever d’autant plus haut que la base est plus large.
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Victor Bonnet La Banque de France et la Banque d'Angleterre

Il est utile pour un pays qui a besoin, comme l’Angleterre, de signes monétaires jusqu’à concurrence de 2 milliards, de pouvoir s’en procurer le quart, soit 500 millions, au moyen de son crédit sans qu’il lui en coûte rien et en économisant pareille somme d’espèces métalliques. Cela est même avantageux dans un pays qui, comme le nôtre, a 5 milliards de numéraire; c’est encore une économie du dixième sur le signe monétaire, et quand cette économie se fait sans rien compromettre et en donnant toute la sécurité désirable à la circulation fiduciaire, elle vaut la peine qu’on s’en préoccupe.
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Victor Bonnet La Banque de France et la Banque d'Angleterre

Il est par trop évident que la fréquence et la violence de ces crises sont dues avant tout au développement inoui qu’ont pris les affaires en Europe depuis seize ans et particulièrement en Angleterre et en France. Il en est de même des grandes fluctuations du taux de l’intérêt; le capital ne peut pas rester au même prix lorsqu’il ne se multiplie pas en raison des besoins et qu’il est plus demandé qu’offert, ce qui est arrivé depuis seize ans.
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