Dépréciation monétaire

Définition et enjeux

François Divisia Économique rationnelle (1928)

Or, comme nous venons de l'expliquer, la stipulation en or est fort anodine à ce point de vue, si les paiements continuent à se faire en monnaie légale ; la généralisation de la stipulation en or n'aurait dans ce cas pas d'autre effet que d'adapter rapidement tous les prix à la dépréciation monétaire et de supprimer plus ou moins ce retard d'adaptation de l'ensemble des prix entraînant une activité ou une dépression des affaires, dont nous avons parlé à propos de l'inflation et de la déflation; elle ne peut pas conduire à la dépréciation de la monnaie.
Source : Gallica

Travaux pratiques de droit privé comparé (1935)

Si le problème monétaire est résolu dans le sens valoriste, la question est vidée. Si le débiteur doit la valeur que la somme convenue avait à l'époque du contrat, dans ce cas il est obligé, si une dévaluation monétaire est donnée à l'époque du payement, de verser un montant nominal plus élevé, et proportionnel à la dévaluation. Par cette solution la fluctuation des valeurs, produite par la dépréciation monétaire, est compensée. Aucun autre problème ne se pose.
Source : Gallica

Portrait de Bertrand Nogaro Bertrand Nogaro La monnaie et les phénomènes monétaires contemporains… (1935)

Le phénomène du change intéresse donc les économistes quand ils se voient en présence d'une unité monétaire nationale dépréciée ; de là à dire qu'une crise de change est due à la dépréciation de la monnaie et à expliquer cette dernière par un excès de quantité, il n'y a qu'un pas, d'ailleurs vite franchi : et cette interprétation est d'autant plus naturelle que les crises de change se produisent très souvent, en effet, à la suite de mesures exceptionnelles telles que proclamation du cours forcé, émissions anormales de billets, etc...
Source : Gallica

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