Réforme monétaire

Définition et enjeux

Ad. Vuitry Revue des Deux Mondes

On n’en continua pas moins à les multiplier, et la réforme monétaire ; de 1704 en fit émettre, de nouveaux. Bien que dépréciés, ils avaient encore une circulation : on commença à en émettre directement pour subvenir aux dépenses publiques, sans qu’alors ils eussent pour gages, des matières d’or et d’argent en cours de fabrication.
Pendant que la circulation des billets de monnaies recevait ce développement, la caisse des emprunts émettait ses promesses, et elles étaient bien reçues par le public.
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A. Cochut Revue des Deux Mondes

Une réforme comme celle qui est en cause ne saurait s’accomplir en vertu de considérations théoriques, ni par des arrangemens internationaux. Chaque pays a un régime monétaire qui lui est propre, et qui résulte des instrumens métalliques dont il dispose, de sa pratique commerciale, de ses échanges avec l’étranger, de son monnayage, de ses banques et surtout de ses habitudes séculaires. De là des moyens et des procédés de circulation qu’on ne change pas à volonté. Chaque peuple prendra son temps pour agir, et c’est à la longue, de proche en proche, que la réforme se trouvera généralisée.
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J. Bertrand Revue des Deux Mondes

Pareille chose arrive, ou peu s’en faut, avec le système monétaire des nations modernes. Tout allait bien; ceux qui trouvaient l’argent rare n’en accusaient pas l’abondance de l’or, le prix du change avait sa place dans le budget des voyageurs, les négocians en tenaient compte dans des calculs familiers au moindre commis, les conventions se faisaient en conséquence, et personne ne se plaignait. Une réforme tout à coup est demandée; urgente, suivant les uns, elle est, suivant les autres, inutile et périlleuse.
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