A. Cochut

Élements biographiques

A. Cochut,  Revue des Deux Mondes

“ Dans les émotions de la sensibilité, elle trouvait de ces larmes sympathiques, de ces cris de nature que l’art ne saurait imiter. Dans les grands mouvemens de passion, elle renouvela les prodiges de la scène antique. Lorsque terrible, l’œil en feu, la menace à la bouche, elle s’avançait à l’encontre du spectateur debout au parterre, on vit parfois cette foule mouvante, comprimée par la terreur, reculer en tremblant jusqu’au fond de l’enceinte, et s’y blottir de manière à laisser un espace vacant entre elle et cette femme qui lançait la foudre. ”
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A. Cochut,  Revue des Deux Mondes

“ Puisqu’on a pour système d’exciter les appétits matériels, il est prudent de leur préparer une nouvelle pâture. La spéculation terre à terre ne suffit pas à un grand peuple ; il s’y trouve des natures aventureuses auxquelles il faut un horizon large et chaudement coloré, des aspects nouveaux, des rêves de fortune et de gloire, de l’imprévu, de l’idéal. Voilà ce qu’offre précisément le programme des colons de la Guyane, et on peut lui appliquer ce mot heureux de l’un de nos hommes d’état : « La colonisation, c’est la poésie de la paix. » ”
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A. Cochut,  Le Ministère de Colbert

“ Force restait à la loi, et le châtiment était impitoyable ; des malheureux, coupables d’un instant d’exaspération, périssaient dans les supplices. Le mécontentement ainsi comprimé tournait à la haine, non contre le brillant monarque, mais contre le rigide financier, responsable, aux yeux du peuple, des actes du gouvernement.
Par un excès d’ingratitude et de perfidie dont on ne trouve d’exemple que dans les cours, le chagrin légitime de Colbert devenait un texte de calomnie : ses ennemis lui attribuaient, comme à Fouquet, des desseins pernicieux.
”
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