Résumé

A. Cochut Des Nationalités à propos de la guerre de 1866

Si le peuple s’élevait à l’idée de patrie, inconnue au régime féodal, la patrie pour lui s’idéalisait dans le monarque. Les tendances populaires, au surplus, étaient analogues à celles de la royauté. Voyez ces sociétés émiettées en compagnies et ces corporations toutes munies de privilèges exclusifs : l’antagonisme est partout, l’agrandissement du groupe auquel on appartient est la grande affaire. Le sentiment du droit d’autrui n’existe pas plus que dans les temps antiques où il n’y avait qu’un seul mot, hostis, l’hôte, pour désigner l’étranger et l’ennemi.
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A. Cochut Des Nationalités à propos de la guerre de 1866

Au surplus, à cette époque où les peuples avaient pour maxime de s’isoler et de vivre en eux-mêmes, une pondération assez exacte pour immobiliser les forces aurait tenu l’Europe dans l’engourdissement. Il fallait un moteur : ce fut l’ambition des princes. Les domaines royaux, terres et sujets, étant considérés comme des patrimoines transmis par Dieu avec l’obligation de les conserver et de les agrandir pour les fortifier, la conquête devint un principe, et la guerre un moyen.
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A. Cochut Des Nationalités à propos de la guerre de 1866

Cet inévitable phénomène de la production s’accomplit par des procédés très divers, depuis l’esclavage bestial jusqu’à la liberté absolue rêvée par les économistes. Eh bien! le système politique d’une époque et le droit des gens qui en découle sont commandés par le système en vigueur pour le travail, et quand un progrès social tend à se réaliser, c’est qu’il est rendu possible par une évolution progressive dans le phénomène de la production.
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