Anatole Leroy-Beaulieu,
La Politique du second empire, essai d’histoire contemporaine
“ Ainsi privée de l’élite de la nation, l’armée française se trouvait inférieure à la France, tandis que l’armée prussienne se recrutait de tout ce qu’il y avait de mieux né, de mieux élevé, de plus vivace dans la Prusse. Comme combattant, la France de la révolution, divisée en partis, sans discipline, sans unité morale, n’était pas moins inférieure à la Prusse encore à demi féodale, à la Prusse n’ayant qu’un roi et qu’un drapeau. La France était incapable de demeurer unie et fidèle à ses chefs dans les revers ; l’ennemi pouvait être sûr que l’émeute y achèverait la défaite. ”
