Résumé

La Foi des traités, les puissances signataires et l'empereur Napoléon III (1859)

Embrasser de bonne foi la cause des peuples, est la mission propre de la France. Son gouvernement ne l'abandonnera pas à d'autres, comme en 1815. L'Angleterre veut-elle s'y associer, ajouter, à sa part de gloire acquise en Crimée, fortifier dans les nations la foi que, pour leur cause, partout où le besoin s'en manifestera, justice sera faite, justice par devoir de fraternité, pour la réalisation progressive du principe qui est seul en vigueur, par l'alliance sainte de la France, de l'Angleterre, de la Sardaigne, et, espérons-le bien, de la Russie, de la Prusse ? Il ne tient qu'à elle.
Source : Gallica

La Foi des traités, les puissances signataires et l'empereur Napoléon III (1859)

Mais aujourd'hui, en Allemagne, la Prusse est-elle véritablement la tête ?
Naturellement, les peuples s'aiment. Leur loi est unique : grandir, chacun selon l'innéité de sa constitution. Leur intérêt est unique aussi : par la mutualité, la coopération, la prospérité, la félicité.
D'où vient que l'Allemagne semble aujourd'hui haïr l'Italie? D'où vient que, lorsque l'Italie réclame l'intégrité, l'unité nationale, ce que l'Allemagne désire, celle-ci favorise l'Autriche, négation vivante de toute nationalité?
Source : Gallica

La Foi des traités, les puissances signataires et l'empereur Napoléon III (1859)

La Prusse, attachée par les liens du sang à la Russie, n'a pu suivre en Crimée la France, l'Angleterre et la Sardaigne. En Crimée, la Russie s'acharnait contre le droit; ne pas s'associer à elle, fut pour la Prusse un acte de sympathie en faveur de la bonne cause. Maintenant, c'est l'Autriche qui s'obstine contre le droit : la Russie le favorise ; l'Angleterre ne le nie pas ; la presse de nos voisins d'outre-Manche le reconnaît de plus en plus. En voulant le bien des peuples, la Prusse ne peut que s'élever.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature