Résumé

P. L'Oisel L'Empereur Napoléon III devant l'univers (1860)

Dédaignée de la Russie, pleine de rancune à l'égard de la Prusse, l'Autriche, épuisée et affaiblie... pour plus d'un lustre, ne redeviendrait à craindre pour nous que dans le cas d'un très-grand revers. Or, depuis Villafranca, ce danger fort improbable paraît généralement écarté par les vastes pensées de Napoléon III, par cette prudence impériale prête à tous les événements, par les émotions humaines que le bruit du canon écarte du coeur de notre souverain, mais dont la trace reparaît à l'heure des conseils dans la majesté césarienne d'un visage impérieux et calme.
Source : Gallica

P. L'Oisel L'Empereur Napoléon III devant l'univers (1860)

Dieu commande la paix à l'Europe entière conviée à initier cinq cent millions d'Africains, d'Américains, d'Asiatiques, aux bienfaits de la civilisation.
Et l'Empereur, le Victorieux, le Pacifique, en souriant à son fils le futur Empereur de nos enfants, se promet... sans doute... que l'exemple de sa vie n'infirmera aucunement les conseils que Sa Majesté léguera à l'héritier de la couronne?
L'Empereur n'a été soldat que par raison, et point par goût ou par système.
L'Empereur est estimé fort riche du genre de gloire qui sied le mieux au chef d'une nation telle que la nôtre.
Source : Gallica

P. L'Oisel L'Empereur Napoléon III devant l'univers (1860)

Nous ne voulons ni la Prusse dans le Lauenbourg, ni la Saxe en Thuringe.
Nous nous opposerons à l'établissement d'une puissance maritime sur la mer du Nord; nous nous souvenons trop des luttes du dix-septième siècle.
Nous interdirons des remaniements de territoires au bénéfice de la Hesse, du Hanovre, du Wurtemberg, de Bade, de la Bavière.
Nous nous opposerons à l'unification par la féodalité ou par la démagogie comme à une oeuvre inique et révolutionnaire qui briserait la chaîne des temps.
La France maintient la justice : c'est sa mission.
Source : Gallica

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