Bataille de Friedland

Définition et enjeux

victoires de l'Empire... (1859)

Pour le génie, pour l'éclat du courage, la bataille de Friedland peut être comparée aux plus belles de Napoléon : « C'est une digne sœur de Marengo, d'Austerlitz et d'Iéna, écrivit-il à l'Impératrice Joséphine.» Ses soldats virent avec étonnement et admiration leur Empereur, après avoir pris de si belles dispositions, présent partout, affrontant le danger, et parcourant les endroits les plus exposés, au milieu des boulets qui passaient à ses côtés.
Source : Gallica

Portrait de Victor Fournel Victor Fournel Dictionnaire encyclopédique d'anecdotes modernes… (1872)

Le soir de la bataille de Friedland, — dans la foule de cadavres sur lesquels il fallait marcher pour suivre Napoléon, le pied d'un cheval rencontra un blessé et lui arracha un dernier signe de vie ou de douleur. L'empereur, jusque là muet, et
que l'aspect de tant de victimes oppressait, éclata; il se soulagea par des cris d'indignation, et par une multitude de soins qu'il fit prodiguer à ce malheureux. Quelqu'un, pour l'apaiser, remarqua que ce n'était qu'un Russe; il reprit vivement « qu'il n'y avait plus d'ennemis après la victoire, mais seulement des hommes ! »
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Thiers Adolphe Thiers Histoire du Consulat et de l'Empire…

Immenses résultats de la bataille de Friedland.
Il était dix heures et demie du soir. La victoire était complète à la gauche et à la droite. Napoléon, dans sa vaste carrière, n'en avait pas remporté une plus éclatante. Il avait pour trophées 80 bouches à feu, peu de prisonniers à la vérité, car les Russes avaient mieux aimé se noyer que se rendre; mais 25 mille hommes, tués, blessés ou noyés, couvraient de leurs corps les deux rives de l'Alle. La rive droite, où beaucoup d'entre eux s'étaient traînés, présentait un spectacle de carnage presque aussi affreux que la rive gauche.
Source : Gutenberg

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