Résumé

Charles Lannes Le maréchal Lannes, duc de Montebello… (1911)

Oui, mon ami, jamais bataille ne fut plus belle parce qu'elle nous donne la paix. Une chose incroyable, c'est que l'ennemi a perdu de trente à quarante mille hommes, tués ou blessés, de son propre aveu, et nous n'avons perdu presque personne. Il a aussi laissé une grande partie de son artillerie en notre pouvoir. Il n'y a plus de doute qu'on ne se battra plus ; on traite à force : jugez, mon ami, du plaisir que j'éprouve en pensant que je puis être près de vous tous avant deux mois. Je me retirerai d'autant plus content que mon corps d'armée s'est couvert de gloire à Friedland
Source : Gallica

Charles Lannes Le maréchal Lannes, duc de Montebello… (1911)

Pour braver cet immense péril, des volontaires étaient infiniment préférables à une troupe commandée. Mais vainement le maréchal renouvelle son appel aux plus braves de la brave division Morand ; vainement il leur fait observer que l'empereur et toute la grande armée les contemplent ; on ne lui répond que par un morne silence, tant chacun avait la conviction que dépasser les murs de la grange sous les feux de l'ennemi, c'était courir à une mort certaine ! Alors l'intrépide Lannes s'écrie :
« — Eh bien ! je vais vous faire voir qu'avant d'être maréchal, j'ai été grenadier et le suis encore! »
Source : Gallica

Charles Lannes Le maréchal Lannes, duc de Montebello… (1911)

Citoyen ministre, voici tous les drapeaux de l'armée ottomane détruite sous vos yeux à Aboukir ! L'armée d'Égypte, après avoir traversé les déserts brûlants, triomphé de la faim et de la soif, se trouve devant un ennemi fier de son nombre et de ses succès et qui croit voir une proie facile dans nos troupes exténuées par la fatigue et par les combats sans cesse renaissants. Ignorait-il que le soldat français est plus grand parce qu'il sait souffrir que parce qu'il sait vaincre, et que son courage s'irrite et s'accroît avec le danger?
Source : Gallica

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