Résumé

Napoléon : l'épopée militaire (1898)

Vingt fois le résultat de la bataille parut hésitant et les bataillons lancés contre les lignes ennemies se virent repoussés.
Sur le plateau d'Iéna, Napoléon suivait toutes les péripéties du combat, sa lorgnette à la main.
Derrière lui, la garde immobile et attentive attendait un ordre. Ne serait-elle pas lancée, elle aussi? Or, l'Empereur ne semblait pas le moins du monde penser à cela, et les vieux grognards murmuraient :
« Voir toujours des batailles et ne pas tirer un coup de fusil. » Napoléon paraissait ne pas entendre et bientôt la victoire se décida.
Source : Gallica

Napoléon : l'épopée militaire (1898)

Murat est en tête : il ne connaît du danger que le nom et se trouve heureux d'être en face de l'ennemi : son humeur aventurière et chevaleresque le pousse en avant ; il va décider la victoire incertaine et la ramener sous nos étendards. Il se lève sur ses étriers ; son manteau chamarré de broderies l'indique à tous les coups ; il lance son cheval au galop et vient fondre sur les Russes.
Les cavaliers ennemis sont dispersés, mais l'infanterie ne se laisse pas entamer par les charges - des dragons; Grouchy est renversé de cheval : il se retire et va se mettre à la tête d'une autre brigade.
Source : Gallica

Napoléon : l'épopée militaire (1898)

S'ils professent un véritable culte pour Napoléon et s'ils le suivent, sans murmure, à travers des combats de chaque jour, où leurs bataillons sont décimés, ce n'est pas parce que Napoléon est empereur, mais parce qu'il a été le général en chef de l'armée d'Italie, parce qu'il personnifie toujours, pour eux, la France attaquée par la grande coalition dont l'Angleterre s'est faite l'instigatrice et l'âme.
Source : Gallica

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