Résumé

Précis des victoires, conquêtes et revers des français de 1792 à 1845… (1847)

Rentré dans sa tente, Napoléon dicte une proclamation digne de l'armée et de lui : « Soldats, dit-il, voilà la bataille que vous avez tant désirée. Désormais la victoire dépend de vous ; elle nous est nécessaire ; elle nous donnera l'abondance, de bons quartiers d'hiver et un prompt retour dans la patrie Conduisez-vous comme à Austerlitz, à Friedland, à Witepsk et à Smolensk, et que la postérité la plus reculée cite votre conduite dans cette journée, que l'on dise de vous: Il était à cette grande bataille sous les murs de Moscou! »
Source : Gallica

Précis des victoires, conquêtes et revers des français de 1792 à 1845… (1847)

Sur notre front tonne avec fureur une artillerie immense, à laquelle répond l'artillerie russe : huit cents pièces de canon vomissent la mort des deux côtés dans l'espace d'une demi-lieue. A droite, Poniatowski marche malgré tous les obstacles; à gauche, le prince Eugène dirige trois divisions sur les parapets de la grande redoute ; au centre, l'empereur s'avance jusqu'à la position de Semenowskié: long-temps impassibles sous la mitraille des Russes, comme ceux-ci sous la nôtre, les soldats français vont droit à l'ennemi, qui s'ébranle à son tour.
Source : Gallica

Précis des victoires, conquêtes et revers des français de 1792 à 1845… (1847)

Tant d'admirable valeur, tant de bravoure ne peuvent vaincre la destinée. Nos munitions sont épuisées avant le reste de notre sang. Pour la première fois, nous quittons le champ de bataille sans avoir vaincu, et nous allons commencer cette fatale retraite, où les malheureux échappés à une mort glorieuse trouveront une mort sans gloire dans les eaux de l'Elster. Là périra aussi Poniatowski, l'idole et le drapeau des braves et dévoués Polonais.
A neuf heures du soir, Napoléon ordonna la retraite sur Erfurth et rentra à Leipzig.
Source : Gallica

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