Résumé

Décembre-Alonnier Les Prussiens en France, histoire complète de la monarchie prussienne depuis sa fondation… (1868)

Peu d'instant après, Napoléon assembla son conseil, et dit :
« Si nos malheurs sont grands, je suis venu pour les réparer, pour imprimer à la nation, à l'armée, un grand et noble dévouement. Si la nation se lève, l'ennemi sera écrasé; si, au lieu de levées, de mesures extraordinaires, on dispute, tout est perdu ! l'ennemi est en France ! J'ai besoin pour sauver la patrie d'être revêtu d'un grand pouvoir, d'une dictature temporaire. Dans l'intérêt de la patrie, je pourrais m'emparer de ce pouvoir; mais il serait utile et plus national qu'il me fût donné par les Chambres. »
Source : Gallica

Décembre-Alonnier Les Prussiens en France, histoire complète de la monarchie prussienne depuis sa fondation… (1868)

Je ne suis pas l'ennemi des Français; je n'avais en France qu'un seul ennemi, un homme
que j'avais admiré et longtemps aimé, qui, dévoré d'ambition et plein de mauvaise foi, est venu m'attaquer au milieu de mes États, et m'a obligé à chercher le gage de ma sûreté ultérieure dans la délivrance de l'Europe. Les souverains alliés ne veulent ni conquérir ni dominer la France, mais apprendre et appuyer ce qu'elle-même jugerait le plus utile à son bonheur; ils n'attendent, pour s'en occuper, que de connaître dans le vœu de Paris le vœu probable de toute la France.
Source : Gallica

Décembre-Alonnier Les Prussiens en France, histoire complète de la monarchie prussienne depuis sa fondation… (1868)

C'est le faubourg Saint-Germain, c'est l'aristocratie, ce sont quelques émigrés, quelques traîtres qui l'ont provoquée. Mais Paris n'est pas tout entier dans le faubourg Saint-Germain, et, grâce à Dieu, le peuple, le vrai peuple, les braves ouvriers des faubourgs, les jeunes gens des écoles et des ateliers, ont au cœur un dévouement inépuisable, un courage sans bornes au service de la patrie. Ils frémissent de colère à l'idée de la souillure que l'étranger va imprimer à la capitale; ils feront tout pour lui épargner ce déshonneur, pour empêcher la ruine de la patrie.
Source : Gallica

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