Earl of Macdonald

Définition et enjeux

Camille Rousset Revue des Deux Mondes

Macdonald fait en pleurant, oui, en pleurant, le récit de ce qu’il vient de voir et d’entendre, ses soldats, sur l’autre bord de l’Elster qu’ils ne peuvent franchir, criant, implorant : « Monsieur le maréchal, sauvez vos soldats, sauvez vos enfans ! » Quelle scène! tous les assistans sont émus; seul l’empereur est impassible : « Allez vous reposer; » il ne dit pas autre chose. « Je sortis indigné de cette indifférence, » ajoute Macdonald.
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Cte de Ségur Discours prononcé devant la Chambre des Pairs… (1841)

Sans doute , ses nobles soeurs, dignes de leur père, l'ont averti; il sait qu'il doit à la génération nouvelle l'effort difficile de porter dignement un nom dont la patrie s'honore !
Je finis en demandant pardon à ceux de ses contemporains qui m'écoutent, de n'en avoir pas dit davantage ; la renommée de Macdonald suppléera à mes faibles paroles. J'en eusse dit plus s'il eût été moins célèbre.
Car c'est à tort, Messieurs, qu'on accuse la renommée; il est rare qu'elle ne soit point juste; c'est elle qui dicte à l'histoire ses plus grands noms, ses plus belles pages.
Source : Gallica

Camille Rousset Revue des Deux Mondes

Ainsi parlait l’empereur.
Le 10 avril 1813, Macdonald fut nommé commandant en chef du 11e corps de la grande armée. Ce corps était composé de trois divisions d’infanterie et d’une brigade de cavalerie légère; l’infanterie était française pour les deux tiers; le surplus westphalien, hessois, italien et napolitain; la cavalerie était italienne; Macdonald allait donc avoir sous ses ordres des Napolitains ! Le lendemain même de son arrivée au grand quartier-général, il eut à enlever Merseburg qui était défendu par le corps prussien d’York; l’attaque et la défense furent d’autant plus opiniâtres
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