Résumé

Neil Campbell Napoléon à l'île d'Elbe : chronique des événements de 1814 et 1815… (1873)

C'était encore une île qui devait recevoir le naufragé glorieux de 1815; mais l'île de Sainte-Hélène n'était plus, comme l'île d'Elbe, une principauté presque indépendante ou, au pire, le refuge d'un exil presque volontaire. Napoléon eut raison à Sainte-Hélène de protester et d'appeler sa captivité un martyre, avec la seule consolation d'entrevoir dans l'avenir l'auréole d'une véritable canonisation. En France et en Angleterre même, le martyr de Sainte-Hélène eut non plus seulement une légende héroïque, mais encore un culte (1) .
Source : Gallica

Neil Campbell Napoléon à l'île d'Elbe : chronique des événements de 1814 et 1815… (1873)

Il savait que tous les ouvriers de Paris prendraient les armes, et que pourraient faire les alliés contre une pareille force et la garde nationale? Il suifirait de dresser des barricades dans les rues avec des tonneaux; il serait impossible à l'ennemi d'avancer et il aurait le temps d'arriver lui-même sur ses derrières. A huit heures du matin, n'étant plus qu'à quelques lieues de Paris, il rencontra une colonne de soldats en désordre, et ce fut un étonnement mutuel : - « Qu'est-ce que cela? demandai-je.
« — Quoi! c'est l'empereur » s'écrièrent ces soldats stupéfaits.
Source : Gallica

Neil Campbell Napoléon à l'île d'Elbe : chronique des événements de 1814 et 1815… (1873)

Nous maintenons aujourd'hui encore, à cinquante ans de distance, que toute l'armée, avec tous les bonapartistes et les révolutionnaires qui proclamèrent la restauration impériale, ne formait que la minorité de la nation. Si la majorité des classes non militaires avait été de cœur et d'opinion avec l'empereur, la bataille de Waterloo n'eût pas suffi pour décider le dénoûment de la guerre. L'empereur en eut conscience lui-même, lorsqu'il abdiqua à la Malmaison, comme il avait abdiqué à Fontainebleau.
Source : Gallica

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