Résumé

Sophie Durand Mémoires sur Napoléon et Marie-Louise 1810-1814… (1886)

Le duc de Raguse n'a pas inspiré ces sentiments à ses compagnons d'armes. Il est passé aux alliés. L'Empereur ne peut approuver la condition sous laquelle il a fait cette démarche; il ne peut accepter la vie ni la liberté de la merci d'un sujet. Le Sénat s'est permis de disposer du gouvernement français ; il a oublié qu'il doit à l'Empereur le pouvoir dont il abuse maintenant ; que c'est lui qui a sauvé une partie de ses membres de l'orage de la révolution, tiré de l'obscurité et protégé l'autre contre la haine de la nation.
Source : Gallica

Sophie Durand Mémoires sur Napoléon et Marie-Louise 1810-1814… (1886)

Napoléon jeta les yeux sur lui un instant, le crut mort, ne prononça pas un mot et ne s'occupa que de l'Impératrice. On souffla quelques gouttes d'eau-de-vie dans la bouche de l'enfant; on le frappa du plat de la main sur tout le corps ; on le couvrit de serviettes chaudes; enfin il poussa un cri, et l'Empereur vint embrasser ce fils dont la naissance était pour lui le comble du bonheur et le dernier bienfait de celte fortune qui ne devait pas tarder à l'abandonner.
Source : Gallica

Sophie Durand Mémoires sur Napoléon et Marie-Louise 1810-1814… (1886)

Elles avaient pourtant leur principe dans des idées plus libérales. Il connaissait les mœurs relâchées de sa cour, et il voulut organiser à l'Impératrice un intérieur qui la rendît inaccessible au plus léger soupçon. La dame d'honneur, la dame d'atour et les dames d'annonces, avaient seules le droit d'entrer à toute heure chez elle. L'Empereur, en organisant la maison de l'Impératrice, avait, comme dans
toute autre chose, des vues très élevées, mais - il fut souvent contrarié dans son exécution par les petites passions de ceux qui l'entouraient.
Source : Gallica

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