Astolphe de Custine,
La Russie en 1839
“ Avec cette force surnaturelle, on peut s’élever au-dessus des petites délicatesses humaines, bonnes pour le commun des gouvernements : un Empereur de Russie est si plein de ce qu’il se doit à lui-même, que sa justice ne s’efface pas devant celle de Dieu. Nous autres hommes de l’Occident, royalistes révolutionnaires, nous ne voyons dans un prisonnier d’État à Pétersbourg, qu’une innocente victime du despotisme ; les Russes y voient un réprouvé. Voilà où mène l’idolâtrie politique. La Russie est un pays où le malheur calomnie sans exception tous ceux qu’il frappe. ”
