Victor de Mars

Résumé

Victor de Mars Revue des Deux Mondes

«A toi, mon cher Frédéric, passe le gouvernement de l’état avec tout le poids de sa responsabilité.... Ne néglige pas, autant qu’il sera en ton pouvoir, la paix entre les puissances de l’Europe; mais avant tout tâche de maintenir la bonne intelligence entre la Prusse, la Russie et l’Autriche. Leur union est comme la pierre fondamentale de la grande alliance européenne. » Le roi Frédéric-Guillaume III écrivait ces lignes le 1er décembre 1827, treize ans avant sa mort.
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Victor de Mars Revue des Deux Mondes

Le roi reconnaissait bien, il est vrai, les torts de la Russie; mais, s’obstinant à la confiance, il croyait que l’empereur Nicolas céderait à la raison. Il soutenait que le tsar n’avait pas d’ambition. Si on l’arrêtait par l’expression d’un doute, il répétait la protestation célèbre de l’empereur Alexandre à lord Castlereagh : « Le peuple russe, oui; — c’est le peuple qui veut les conquêtes, mais pas l’empereur. »
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Victor de Mars Revue des Deux Mondes

Formée d’une ligue d’états qui conservent, à travers un léger lien fédéral, la diversité de leurs intérêts et l’indépendance de leurs vues, l’Allemagne est une combinaison politique lente à mouvoir, difficile à réunir dans une même pensée, plus difficile encore à enflammer d’une même passion. Quand les membres de ce grand corps sont unis, il est incontestable que l’Allemagne apporte dans les affaires de l’Europe non-seulement une force décisive, mais une grande force modératrice.
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