Julian Klaczko,
Deux chanceliers
“ Au mois de novembre de cette même année 1858, Napoléon III avait chargé le marquis Pepoli, alors en route pour Berlin, de bien représenter au Hohenzollern tous les avantages qu’il trouverait dans une rupture avec l’Autriche : « En Allemagne, avait dit l’empereur des Français, l’Autriche représente le passé, la Prusse représente l’avenir ; en s’enchaînant à l’Autriche, la Prusse se condamne à l’immobilité ; elle ne peut s’en contenter : elle est appelée à une plus haute fortune ; elle doit accomplir en Allemagne les grandes destinées qui l’attendent et que l’Allemagne attend d’elle [7] . » ”
