Résumé

Louis Thouvenel Pages de l'histoire du second Empire… (1903)

L'alliance autrichienne serait pour Napoléon III un frein autant qu'un point d'appui. La pensée de M. Drouyn de Lhuys dépassait ainsi l'objet actuellement en cause, la question d'Orient, la mer Noire, et s'élevait à un système d'ensemble dont il comptait dès à présent poser les bases. A Vienne, reçu en audience par l'empereur François-Joseph, il dit à ce jeune souverain sur le front duquel passait déjà la mélancolie du pouvoir : « Ce qui m'a conduit à Vienne, c'est bien moins le désir de faire la paix avec la Russie que de consolider, de féconder l'alliance avec l'Autriche. »
Source : Gallica

Louis Thouvenel Pages de l'histoire du second Empire… (1903)

Ceux qui la faussent, cette politique, ce sont les hommes qui, affectant d'être dans les secrets qu'on ne leur confie pas, insultent aux efforts de l'Italie pour s'assimiler les diverses parties dont elle se compose. Ce sont ceux qui ne se rappellent pas que l'empereur, dans une lettre adressée au roi d'Italie, et lue, l'an dernier, à la tribune du Corps législatif, a déclaré qu'il n'était conforme ni à l'origine de son pouvoir, ni à ses sentiments personnels, de contester à une nation voisine et amie le droit de régler, en pleine liberté, les conditions de son existence !
Source : Gallica

Louis Thouvenel Pages de l'histoire du second Empire… (1903)

Une seule question n'était pas encore résolue, qui mettait en émoi les Dangeau du Bosphore : c'était la réception de l'impératrice des Français au harem, et la visite qui devait être rendue : « Quand on arrive à ce chapitre, mandait M. Schefer à M. Thouvenel, les idées se brouillent, et, pour toute réponse, on lève les yeux au ciel. »
Et pourtant, chose qui ne s'était jamais vue jusqu'alors, le sultan avait décidé d'offrir le bras à l'impératrice, pour la conduire à son palais et au dîner de gala qu'il comptait donner à ses augustes hôtes.
Source : Gallica

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