Louis Thouvenel, Pages de l'histoire du second Empire… (1903)
“ L'alliance autrichienne serait pour Napoléon III un frein autant qu'un point d'appui. La pensée de M. Drouyn de Lhuys dépassait ainsi l'objet actuellement en cause, la question d'Orient, la mer Noire, et s'élevait à un système d'ensemble dont il comptait dès à présent poser les bases. A Vienne, reçu en audience par l'empereur François-Joseph, il dit à ce jeune souverain sur le front duquel passait déjà la mélancolie du pouvoir : « Ce qui m'a conduit à Vienne, c'est bien moins le désir de faire la paix avec la Russie que de consolider, de féconder l'alliance avec l'Autriche. » ”
