Alexandre III, Souvenirs de Sébastopol (3e édition… (1894)
“ Je m'étais bien vite complètement habitué à la vie de Sébastopol : les morts, les blessés, le sang, les canonnades et les fusillades incessantes ne faisaient plus sur moi une impression particulière ; nous étions jour et nuit au feu ; tantôt une balle passait près de nos oreilles, sifflant comme un bourdon, tantôt un obus filait en grondant au-dessus de nos têtes ; tantôt une grenade parcourant lentement sa trajectoire lançait de la fumée et jetait des étincelles; tantôt une raquette jaillissait aux yeux comme un serpent de feu, quelquefois tout cela volait ensemble, à qui mieux mieux. ”
