César Lecat Bazancourt, Cinq mois au camp devant Sébastopol (1855)
“ Le courage qui fait affronter à un soldat la balle ennemie ou le canon chargé à mitraille, n'est rien auprès de ce courage passif qui fait braver les éléments, les vents, la pluie, la neige, le froid qui gèle les membres et Tenverse inanimé à vos pieds le frère d'armes auquel vous serriez la main tout à l'heure.— Non, le courage qui donne sa vie, ne peut se comparer à cette énergie de race, à cette force suprême que rien ne démoralise, que rien n'abat et qui marche toujours la tête haute, le front calme dans la ligne du devoir et de l'abnégation. ”
