César Lecat Bazancourt

Résumé

César Lecat Bazancourt Cinq mois au camp devant Sébastopol (1855)

Le courage qui fait affronter à un soldat la balle ennemie ou le canon chargé à mitraille, n'est rien auprès de ce courage passif qui fait braver les éléments, les vents, la pluie, la neige, le froid qui gèle les membres et Tenverse inanimé à vos pieds le frère d'armes auquel vous serriez la main tout à l'heure.— Non, le courage qui donne sa vie, ne peut se comparer à cette énergie de race, à cette force suprême que rien ne démoralise, que rien n'abat et qui marche toujours la tête haute, le front calme dans la ligne du devoir et de l'abnégation.
Source : Gallica

César Lecat Bazancourt Cinq mois au camp devant Sébastopol (1855)

Ce n'est quelquefois qu'un bruit inaccoutumé qui a frappé l'oreille attentive de la sentinelle, une ombre qui s'était projetée aux clartés vacillantes de la lune, et qui peut recéler dans son sein l'approche lente et cachée de l'ennemi. Mais cette nuit-là, l'alerte était réelle; on entendait les coups de fusil, et par intervalle les hurrahs poussés par les Russes selon leur habitude; de plus, un planton accourait précipitamment annoncer l'attaque au major de tranchée qui, d'après les instructions reçues, conserve chaque nuit des bataillons en réserve.
Source : Gallica

César Lecat Bazancourt Cinq mois au camp devant Sébastopol (1855)

Le général Pélissier est bien l'homme de la circonstance actuelle ; son visage bruni sous le soleil des camps, son regard étincelant et profond disent l'énergie, ses cheveux blancs disent l'expérience.
Il a la confiance en soi qui est une des premières qualités d'un général en chef, il a l'audace, non pas cette audace imprudente qui lance des légions au hasard dans des périls inconnus et joue la vie de tous sur un coup de dés, mais l'audace qui calcule et qui veut, l'audace qui marche droit et ferme dans une résolution prise.
Source : Gallica

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