Boulet (munition)

Définition et enjeux

P. de Buire,  Les Armes à Feu au xixe siècle…

“ Le boulet est allongé, et il a, comme la balle des carabines, la forme ogivo-cylindrique. Quoiqu’il soit creux comme les obus, il pèse, d’après les dimensions fixées, à peu près le double d’un boulet rond de même diamètre, et son épaisseur lui donne toutes les qualités d’un boulet plein. À sa circonférence, il porte des entailles ou mortaises dont la position répond à celle des rayures, et qui servent à fixer des ailettes d’un métal assez doux pour ne pas dégrader la pièce, assez consistant pour ne pas être arraché avant d’avoir dépassé la tranche de la bouche à feu. ”
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Howard Douglas,  Traité d'artillerie navale , par le général sir Howard Douglas… (1826)

“ Un boulet traversant la coque d'un bâtiment peut abattre un mat, rencontrer quelque partie de l'armement et tuer et blesser du monde.
Mais s'il est tiré haut, dans la même ligne verticale à peu près, il affectera seulement le gréement, sans produire les mêmes résultats. C'est donc consommer inutilement des munitions que d'employer des boulets ronds de gros calibre aux chances incertaines de la destruction du greemen t,
qui sera plus sûrement entraîné par k chute du mât, contre lequel les coups seront bien plus destructifs.
”
Source : Gallica

Académie des sciences,  Mémoires de l’Académie des sciences

“ La première série de ces expériences concerne, comme on l’a vu, la pénétration des projectiles dans les maçonneries, le roc, les terres et les bois : les boulets employés étaient du calibre de 8, de 12, de 16 et de 24, tirés avec les canons de siège ou de campagne, sous différentes charges de poudre, dont le maximum n’a jamais excédé la moitié du poids du boulet, parce qu’au delà de cette charge la poudre n’est qu’incomplètement brûlée, et que c’est aussi la plus grande des charges employées, même dans les sièges. ”
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